lundi 16 octobre 2017

C comme abéCédaire et Couleurs

Jamais je ne pourrai finir cet abécédaire avant les premiers gels... tant pis, je continue tant que c'est encore possible! Donc, à la demande de Charlotte, le C...

C comme Cosmos
Encore beaucoup de boutons, et certains qui n'ont pas encore commencé à fleurir... Difficile pour moi, cette annuelle: je ne peux pas la repiquer avant mi-mai et elle gèle dès fin octobre. Mais je ne renonce pas, elle est trop gracieuse!

Les Cuphea eux sont sans problèmes : ils se resèment tout seuls. J'apprécie leur fleur d'orchidée, mais les colonies ont souvent un air dépenaillé. Ils méritent bien leur adjectif de viscosissima : le moindre souffle d'air les colles les uns aux autres.

C comme Cuphea viscosissima
Le dernier des trois C, c'est le Calament... un brouillard délicat au parfum puissant qui attire les butineurs.... Il arrive en fin de course, mais depuis juillet il a fleuri sans discontinuer. J'en ai trois sortes, un bleuté, un blanc, et ce rose... les deux premiers ont plus de peine à former un petit buisson et sont bien moins gratifiants!

C comme Calament
"L'exigence" de Charlotte des trois C est ainsi remplie, mais je ne résiste pas à vous montrer le C triomphant de l'automne, le C de couleurs! En commençant par le Callicarpa, dont les bonbons violets ont été pillés par les merles et les fauvettes... 


Une scène qui me ravit, un aster spontané ayant décidé de s'appuyer sur le nouvel Hamamélis intermédiaire Diane


pour faire le pendant à son cousin qui sous le chêne se propage sans en demander la permission,  entre fusain et érable japonais...


Et parce que le vert est aussi une couleur, une scène dont je ne me lasse pas! Le mariage du buis rescapé de la pyrale que l'Hakonecloa entoure comme pour le protéger...


L'été indien va bien au teint du jardin... Les couleurs jouent les prolongations et c'est un émerveillement constant, malgré les nombreuses fleurs déjà fanées!

mercredi 4 octobre 2017

B, comme aBécédaire !

Pas question avec ce B de faire un choix... Il y en a trois actuellement au jardin, et même deux en fleur et un en feuille...
Donc, une petite remontée pas très importante, avec des fleurs tronquées... mais la couleur est là et les papillons en sont très contents!

B comme Buddleia nano "Blue"
Puis, un petit nouveau au jardin, prometteur... comme son nom traduit "Glacier bleu".

B comme "Blaugletscher" (Aster)
et pour terminer la liste, celui qui ne fleurit presque jamais, ou qui est toujours rongé...  mais touché par la lumière automnale!

B comme Bergenia
Pas de quoi pavoiser - mais j'aurai au moins relevé le défi!

samedi 30 septembre 2017

Abécédaire de saison : A

C'est Charlotte, du Jardin du Chat Vert,  qui lance le rappel des jardinières qui brodent au fil des saison leur abécédaire végétal...

Qui dit "A" à l'automne, dit "Aster". Septembre et octobre voient leur floraison s'échelonner et c'est une bénédiction pour redonner un coup de pep au jardin bien trop verdoyant...

A comme Aster "Rose"
L'Anémone du Japon est aussi de la fête... Chez moi, la vieille souche sans nom s'épuise, et je ne réussis pas les nouvelles que j'achète! J'en suis surprise chaque année...

A comme Anémone du Japon
Je termine avec la grosse tête vert pâle de l'Hydrangea Annabelle - une merveille qui anime encore ma cour du nord...

A comme Hydrangea Annabelle
Merci Charlotte, je ne pensais pas y arriver! Pour le B, je suis encore dans l'expectative...





vendredi 22 septembre 2017

De la douceur et autres délices...

J'ai enfin pu commencer la plantation des bulbes : Fritillaires, impériales et  de Perse! Il a fait hier merveilleusement doux, et le jardin semblait revivre!
A nouveau, le bourdonnement des abeilles, quelques vols de piérides, et surprise : une sauterelle brune! J'ai d'abord cru au criquet italien, mais ni la taille, ni les caractéristiques ne semblent correspondre. Pourtant, italienne ou non, elle annonce la chaleur des jours à venir et je ne peux que m'en réjouir!


Les syrphes étaient aussi de la partie et ils étaient fort affairés à pomper tant et plus le nectar de tout ce qui a un coeur jaune. Même si parfois un peu de toilette s'impose,  comme pour ce syrphe des groseilliers si bien occupé qu'il n'a pas réperé mon gros oeil noir... ou l'a peut-être jugé inoffensif!


Les asters ont gonflé et quelques-uns ont éclaté... Je suis impatiente de voir la marée mauve envahir le jardin.


En attendant, c'est toujours le Géranium Rozanne qui remplit cet office, pour le plus grand plaisir de cette bestiole gourmande que je n'ai pas pu identifier!


Bref, le jardin revit et je revis! Même Seita se tient à l'ombre des bambous, se demandant pourquoi je m'agite à nouveau dans son domaine!


Merci pour vos commentaires et vos encouragements après le précédent billet un peu désabusé... Le soleil envoyé et souhaité est de retour - vous êtes des fées!

mardi 19 septembre 2017

Septembre pluvieux...

Il pleut, il fait froid - déjà! L'automne semble avoir sauté une marche, les rosiers ne sont pas remontés, ou si peu, et déjà les asters sont couverts de boutons... J'avais plein de projets de remaniements et de déplacements, mais les averses violentes se succèdent sans discontinuer depuis presque trois semaines. Quelques fenêtres météo me permettent de couper les fleurs fanées, de redresser les dahlias qui ont de la peine à donner le meilleur d'eux-mêmes. Quelle année : trois saisons qui ne se sont que l'ombre d'elles-mêmes!
Mais trêve de doléances, regardons le joli côté du jardin, même s'il n'est pas question de profusion ou de vues d'ensemble extraordinaires. Juste quelques scènes préservées, comme ces potées qui ont fleuri presque sans discontinuer...


L'hibiscus tout à droite n'a jamais si peu fleuri : la fraîcheur nocturne  n'est pas pour lui plaire, mais le solanum à l'arrière n'en a cure!
Une autre scène que j'affectionne tant elle est sans souci, celle créée par l'hydrangea Phantom qui se pare de ses couleurs automnales rose, puis si délicieusement bronze!


A ses côtés Westerland est très beau en feuilles, mais il n'a fait que deux fleurs pour sa remontée : jamais je ne l'ai connu si avare!

J'ai installé dans un coin  désespérément vert deux Rudbeckia triloba qui m'ont fait de l'oeil avec leurs petites fleurs soleil. Beaucoup de grâce! J'espère qu'elles résisteront au gel et que je les retrouverai l'année prochaine. 


Dans le même temps, j'ai craqué pour une Eupatoire dont je rêvais depuis longtemps. Je la voulais blanche et j'ai donc décidé de l'acheter en fleurs. La voilà en place, sous l'arche des rosiers... Un blanc porcelaine qui me ravit!


Quelques asters ont complété mes achats, mais ils ne fleurissent pas encore... Seuls les plus anciens démarrent sous la pluie.
Le très prolifique et gratifiant A. Heinz Richard, au rose éclatant


et l'A. Saphir, qui court ou bon lui semble dans le jardin...


Mes deux dahlias "de toujours" ont eux aussi fleuri à divers endroits du jardin leurs bulbes devenant si gros que je les multiplie au fil des années...

Aramis, le prince sombre, toujours si décoratif


et Rosabelle, qui a fait partie de tous mes jardins depuis tant d'années!


Des "classiques" qui ne m'ont jamais fait défaut! Mais je ne peux oublier Eveline, si blanche, et si courageuse cette année sous pluie! Un blanc parfait dans les massifs. J'aurais rêvé de vous la montrer en compagnie de son homonyme, le rosier Evelyn - tout en délicatesse. Mais ce dernier n'a pas refleuri et a perdu toutes ses feuilles, attaqué par le marsonia.


Je finirai ce long billet par le champion des champions: Le géranium Rozanne, qui a fleuri sans discontinuer et ne fait pas encore mine de faiblir. Je n'en avais entendu que du bien - et vu de bien beaux - mais je n'y croyais pas tant que ça! Pourtant... 


Il n'a a mes yeux qu'un seul défaut : il est très prolifique, presque trop, pour mon petit jardin! Mais sinon j'aime tout de lui!
Que nous réserve octobre? j'espère un été indien, histoire de planter les bulbes commandés dans le soleil...

mardi 5 septembre 2017

Blanc, blanc, blanc...

A la belle initiative de Marie-Claude, et avec quelque retard, je le sais, j'ai cherché du blanc au jardin. Partie pessimiste, j'en suis revenue riche puisque j'en ai trouvé sept - rien que dans ma cour du nord, dont - je vous le rappelle - le blanc et le jaune sont les couleurs dominantes.

Commençons par le blanc le plus éclatant, celui de Crystal Fairy, le rosier bien nommé qui fait une timide remontée...


La mauve musquée, taillée court après sa première floraison, commence une nouvelle série de corolles. Elle se resème où bon lui semble, et celle-ci a choisi le pied aride du mur....


L'ail vert - ou ail plat, ou ail chinois - glisse ses ombelles entre les feuilles de la sauge dans le "carré" des herbes aromatiques. J'aime l'association au jardin - et sur les pommes de terre vapeur!


Pour dominer tout ce petit monde, l'Heptacodium, bourdonne toute la journée. Abeilles, syrphes, mouches et frelons en sont absolument fous. Bon, les frelons, je vous l'accorde, c'est surtout pour chasser les autres volants! Leur manège est absolument terrifiant d'efficacité.


Bien plus apaisant, le premier Aster, Apollo ouvre ses pâquerettes naïves à ras-le-sol, ou presque!


J'avais encore le rosier Opalia, tout en feuilles et bien peu de fleurs cette année, mais toujours aussi charmeur, et les derniers fleurons de l'Hydrangea Phantom qui sous l'assaut des fraîcheurs nocturnes commence à virer au bronze...
Mais, Marie-Claude a dit - donc cinq, c'est cinq!

vendredi 18 août 2017

Un été atypique

Après  quelques semaines de pur bonheur, au gré des orages et des canicules alternés, le soufflé est retombé bien vite! Tandis que les nuits fraîches font naître les rosées automnales, les roses n'amorcent pas encore leur remontée et le jardin est plus vert que fleuri! 

La valeurs sûres sont pourtant là et quelques scènes tirent leur épingle de toute cette chlorophylle. J'aime bien celle-ci près de la terrasse qui prend tout son relief le soir, à la tombée de la nuit, aux heures douces...


L'escargot est une jolie allégorie des baveuses moins jolies qui prolifèrent cette année! Des limaces grosses comme des steaks, qui traversent allègrement le pavage pour venir se gaver chez moi... Cette insouciance et leur résistance aux grains bleus "bio" que je leur ai prodigués en début de saison, leur ont valu une cueillette manuelle matin et soir et un déménagement dans les champs voisins où elles peuvent continuer leur festin.
Entre temps, les cosmos, bien des hostas et des dahlias aussi ont été dévorés, irrémédiablement. Jamais je n'ai eu  autant de limaces  dans mon jardin!

Du côté des résistantes, le petit géranium ramené de chez une amie prolifère et fait un joli tapis dans mes massifs. Il est frais depuis plusieurs mois, et je ne m'en lasse pas.


Les Echinacées ont aussi fleuri longuement - heureusement. J'ai pu compter sur leur luminosité et ils bourdonnent du matin au soir - Seita la chasseresse ne s'y trompe pas: elle adore cet endroit entre chaleur du bois  et distractions assurées!


Du côté de blanc, c'est l'Eucomis la vedette. De deux bulbes trouvés dans un supermarché, l'un a bien passé l'hiver et a fleuri, magnifiquement. J'en ai vu chez une voisine de magnifiques pourpres qu'elle garde depuis plusieurs années (même traitement que les dahlias: hors gel de novembre à mai). L'épi fleuri est très apprécié des butineurs.


Plus au nord, j'ai installé sous les rosiers sans fleurs un Echinacée Sunrise. J'aime cette couleur "beurre frais", assez soutenu, c'est vrai.


J'ai pu compter sur l'Hydrangea Phantom, toujours aussi prolifique et enchanteur pour faire le spectacle dans la cour. Je ne m'en lasse pas!


Et pour terminer sur une note charmante, je vous propose la fleur du rosier Golden Wings, si aérienne... mais si rare chez moi! La plante est arrivée dans un piteux état de chez le rosiériste et comme je m'en étonnais, celui-ci m'a gracieusement répondu que "c'était le fond du casier". A prix fort, bien entendu! Lorsque je l'ai planté, Annabel n'avait qu'une tige et semblait devoir grandir bien moins vite que lui, donné pour un grand buisson solide. Mais malgré mes bons soins, ce rosier péclote depuis 2014 (cinq fleurs cette année, et très tardivement... donc pas de remontée). Je songe à le déplacer au printemps, si l'hiver ne dure pas trop longtemps!


Malgré sa mauvaise volonté, je lui pardonne tout pour ses longs cils et la forme si gracieuse de sa corolle!

Je ne vous ais montré que les beaux côtés du jardin... Quand je me promène dans mon mini-domaine, je ne me dis qu'une chose : "... à remanier, à repenser, à déplacer...". L'automne devrait être laborieux!

jeudi 20 juillet 2017

Juillet en scènes

Juillet, mois du farniente... ou presque! Le jardin vit sa belle vie, entre fleurs fanées et boutons d'estivales. Les scènes du mois de juillet ont été particulièrement relevées cette année - sans que je sache vraiment pourquoi : je n'avais pas eu l'impression d'avoir tant programmé de floraisons. Voici les harmonies que j'ai préférées.

Le rosier Big Purple sur fond de Calamagrostis Avalanche - couleurs et structures bien opposées. La graminée est chétive, ayant mal supporté le gel de ses premières feuilles, mais ainsi, elle avantage le rosier dont j'ai dû retailler les bouts brûlés.


Une scène que le vent a créé en couchant Ammi majus, Nepeta Six Hills Giant, et Echinacea autour du faiblard mais sublime Burgundy Ice.


Le massif plein soleil, le massif sud,  fleurit dans un joli charivari! Le rosier Emera s'est étalé, mais cela n'a pas empêché les phlox et les aulx de prendre leur place. Quant au Crocosmia Lucifer, il fait partie de tous mes étés. Je songe parfois à lui changer de place, mais à chaque floraison, je me dis que je ne vais pas casser ce flamboiement.


A l'ombre du chêne, on n'est pas en reste. Les feuillages font le décor et finalement, seul un érable japonais aura péri. Les autres ont fait du bois sec, mais les bourgeons dormants ont réussi à éclore. Je les ai taillés légèrement, histoire de leur garder une jolie silhouette, et j'aviserai au printemps prochain si je dois intervenir plus lourdement.


La glycine - vous vous rappelez le désastre ? - a fleuri pendant la canicule. Ce n'est pas l'opulence du printemps, mais je m'en contenterais après l'avoir imaginée perdue! Et les soirées chaudes  attisent son parfum...


Les pois de senteur vivaces n'ont pas fait long feu, mais leur rose soutenu a attiré de nombreux papillons et ils se sont mariés joliment aux autres roses du jardin. L'estragon a pris l'ascenseur et comme il n'est pas très aromatique, je le laisse filer. C'est la première fois que les graines reçues de Ammi Majus ont germé chez moi. et je ne me lasse pas de les contempler et de les photographier. Mes semis en couche n'ont jamais rien donné,  et de guerre lasse, je les ai jetées dans le massif en me disant : "Marche ou crève!". Très efficace, cette méthode!


Et pour terminer en douceur, photo du petit matin, Evelyn toute droite entre Emera et Nepeta... L'accord parfait pour moi!


Beaucoup de reconnaissance pour ce  beau mois de juillet!

mercredi 12 juillet 2017

De l'ail, des aulx...

Une famille qui se plaît au jardin:  la famille de l'ail - malgré la terre lourde et humide, et contre tout bon sens... mais je ne vais pas m'en plaindre.

Le roi, c'est lui, l'ail d'ornement, la sphère mauve, qui se décline en plusieurs variétés. J'en ai planté un peu partout et comme ils me font la grâce de fleurir plusieurs années de suite, je ne reconnais plus leur petit nom...


Ce feu d'artifice passe du violet sombre au blanc, par toutes les nuances du coloris


Celui qui me paraît le plus excentrique est sans conteste l'Ail de Bulgarie, ou Allium nectascordum siculum. Des clochettes délicatement striées et beaucoup d'élégance.


Les moins performants restent l'Allium caeruleum, qui ne fleurit qu'une année et dont le bulbe se perd ensuite et l'Allium roseum dont les fleurettes éparpillées n'ont pas grand intérêt dans mes massifs. Il vaut mieux admirer ce dernier dans la nature!


Je n'oublie pas les comestibles , en commençant au printemps par le délicieux Ail des Ours que j'aime bien ajouter à mes salades, ou à mes grillades. Si le coeur vous en dit, vous pouvez voir ici, l'article que j'écrivais en 2011, accompagné de ma recette toute simple de beurre à l'ail d'ours!


L'ail à feuilles plates, ou ciboule chinoise, - Allium tuberosum - lui se cueille d'avril aux premières gelées. Son parfum est plus délicat et il a sa place dans mon carré d'herbes pour la cuisine. Comme pour la ciboulette, j'en supprime une partie des fleurs pour ne pas épuiser la plante, mais je garde l'autre partie pour le plaisir des yeux, et la décoration des mets qui en contiennent.


Dans le même carré d'herbes, j'ai introduit cette année l'Allium molly à l'éclatante couleur! J'avais lu que l'on pouvait le manger. Mais j'ai trop attendu: la feuille était coriace! Contrairement au précédent, la plante sèche après la floraison... Décevant donc au niveau cuisine, mais pour sa lumière, il gardera son droit de cité.


Je terminerai par le plus tardif, le seul encore en fleurs actuellement, l'Ail sphaerocephalum. Je l'ai depuis très longtemps, et c'était un mal aimé : toujours couché, la tige bien trop frêle pour cette tête ronde!


Puis, je l'ai vu chez l'une d'entre vous mêlé à des graminées dans une scène mémorable, et j'ai déplacé mes bulbes. Rien la première année...  mais la seconde, je suis ravie du résultat!


La liste n'est pas exhaustive, je m'en doute, la famille est grande! Mais vous, aimez-vous l'ail au jardin?