dimanche 11 juin 2017

Pêle mêle

Le jardin revit et lentement les plantes guérissent... Il y a encore des séquelles, mais la nature a réparé bien des dégâts, et mon sécateur a fait le reste. Depuis quelques jours, la glycine a retrouvé sa belle chevelure blond vénitien qui cache presque les fleurs avortées. Ce n'est pas encore parfait certes, mais chaque jour, c'est mieux!


Les iris - je n'en ai pas eu tant que ça qui aient voulu fleurir - lancent leurs derniers feux. Ce jaune vanille délicieux est un tardif... Il a tendance à se coucher, mais celui-ci est resté fier.


Encore un étonnant - bien plus pâle que d'habitude! Mais je suis bluffée par sa classe...


Quant aux rosiers, il y a du bien, et du beaucoup moins bien. Etonnemment, les nouveaux rosiers ont mieux résisté que les anciens. Si tous vont fleurir, il y aura peu de gros bouquets, mais bien quelques fleurs isolées... sauf exception, comme avec Belle des Fagnes - un vrai cadeau qui me ravit par sa délicatesse de coloris et son port aérien...




Du côté des costauds, Hansa que j'avais taillé sévèrement a eu les bouts brûlés par le gel, mais il a rapidement repris le dessus...


et Pink Grootendorst fait du mieux qu'il peut... Mais la suite s'annonce bien pour lui. J'aime beaucoup sa fleur d'oeillets!


Parmi les faiblards, Gertrude Jekyll a résussi à faire quelques fleurs. Un rosier souffreteux, malingre, toujours malade, qui ne semble profiter ni du fumier, ni du compost que je lui ai fourni en abondance. J'avais envie de l'arracher, mais ce rose éblouissant me retient encore!


Et le Winchester Cathedral sur une tige décharnée m'a offert son blanc immaculé. Quand les rosiers anglais ne veulent pas démarrer... il n'y a pas grand chose à faire! Prendre ce qui nous est donné... et attendre.


Les deux cadeaux de cette année, c'est le merveilleux Cottage Rose qui fait des boutons sans discontinuer, au feuillage parfaitement sain et qui n'a pas souffert du tout du gel, malgré son emplacement peu protégé. 


et "mon" Cardinal de Richelieu  qui a bien fleuri cette année. Il reste mon chouchou capricieux, mais quoiqu'il arrive - vous vous rappellerez peut-être que c'est mon cinquième exemplaire - il aura toujours sa place chez moi.


Quelques floraisons aussi du côté des clématites, mais pas de profusion... juste quelques tiges particulièrement fournies, comme celle de X Empress TM, de très longue durée.


Je ramasse des tonnes de feuilles que le vent arrache au chêne fragilisé, mes érables japonais reprennent eux aussi doucement, malgré quelques branches séchées. Seuls les égopodes sortent triomphant de ces aléas climatiques - jamais ils n'ont tant fleuri!



jeudi 1 juin 2017

Gilets rouges

Cette semaine, entre beau temps et orages, le jardin a reçu la visite de ces messieurs dames en gilets rouges!
Le premier à se présenter a été le ravageur Criocère du lys qui a boulotté fritillaires et lys de bon coeur. Malgré sa joliesse laquée, il paie de sa vie son insatiable gourmandise!


Il est le seul à finir sous ma semelle vengeresse... Les autres me semblent sans danger!
La  Punaise Arlequin a suivi, et elle s'est jetée dans l'Anthriscus Raven's Wing dont elle a arpenté sans relâche feuilles et fleurs...


Sa soeur, la Punaise Gendarme, que l'on voit souvent débouler en masse comme toutes les maréchaussées, a été elle assez discrète et pas si nombreuse. Elle aime les situations chaudes et se tient près de mes épiaires, entre verdure et pierre.


Le plus flamboyant est le Clairon des ruches.  Il aime particulièrement l'Ail molly dans mon carré d'herbes aromatiques.


Pour finir cette cohorte colorée, un invité plus rare, mais gracieux lui aussi, c'est le Clytre des saules. Une sorte de coccinelle allongée!


Justement, les coccinelles! Aucune en vue cette année! Très peu l'année passée... et rien du tout cette année, ni dans les feuilles mortes, ni dans le fenouil bronze... Il est vrai que le grand fenouil qui abritait ses larves les années passées a trépassé de vieillesse. Mais les petits issus du semis naturel n'ont aucun visiteur!
Avez-vous constaté chez vous aussi l'absence des coccinelles ?

jeudi 25 mai 2017

La paix est revenue!

Finalement, comme à chaque rupture, la paix est revenue au jardin et dans mon coeur! J'ai regardé mon jardin avec plus d'empathie - grâce à vos commentaires - et je l'ai presque plaint... tant d'avanies! Il ne me restait plus qu'à le soigner pour essayer d'effacer les plus gros dégâts... D'ailleurs. avec la hausse des températures, de nouveaux bourgeons apparaissent sous les feuilles brûlées par le gel. Les floraisons seront plus  tardives, surtout pour les rosiers qui ont morflé!

Je me rabats sur les petites, les vivaces "régionales" qui aiment vagabonder dans le jardin, comme les scabieuses, les marguerites, les ancolies, les centaurées ... 





Elles ne font pas des massifs hauts en couleurs, mais elles ponctuent la verdure de ci de là et je leur en suis extrêmement reconnaissante.

Les camassias bleus ont fleuri pendant mon absence, mais l'unique blanc rescapé - je ne sais pas où ont passé les autres! - a attendu hier pour m'offrir sa première étoile. 


Quelques iris ont réussi à former des boutons... les autres semblent dormir... et pour certains ne pas devoir se réveiller.
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Iris germanica Dame Blanche
Ce sont, avec les pavots que vous voyez sur la bannière, les seules  fleurs "spectaculaires" en ce moment. Les clématites sont en bouton, et je regrette beaucoup de les avoir attachées légèrement avant mon départ: beaucoup ont cassé sous les pluies et les vents. Mais à mauvaise jardinière...

Le Baptisia, lui, n'en a fait qu'à sa tête... Magnifique en feuillage toutes les années depuis sa plantation en mai 2014, il a fleuri pour la première fois. J'admire sa belle prestance, mais j'avais pensé sa hampe plus fournie.


Du côté des géraniums, il y a du moins bon...
avec le G. phaeum Angelika. Si charmant en gros plan, en massif, il n'est pas vraiment joli. Son port retombant, malgré sa feuille marbrée, est très décevant... Je vais le déplacer après la floraison et le mettre en arrière plan.


et du bien meilleur...
avec le Géranium renardii qui a passé l'hiver dehors en pot et qui fleurit tant et plus.  C'est un tout petit que j'ai craint de perdre dans mon massif plein à craquer, mais vu sa belle vitalité, je pense lui trouver une place de choix où il pourra donner toute sa mesure et s'étendre à sa guise.


J'ai fait quelques achats pour fêter ce retour d'activités jardinières : un rosier Veilchenblau - si bon marché que je n'ai pu résister! - une Hélénie rousse, et une rose trémière double cramoisie! Et demain, je me lance dans les estivales pour garnir la terrasse...
Je vais vous faire une confidence: nous avions remonté à l'automne une couche pour semis et avant-hier, j'ai semé des Cosmos Xanthos, des Roses trémières noir Jet Black, des Belles-de-jour, des matricaires, et quelques autres...
Le plaisir aussi est revenu!