vendredi 25 novembre 2016

Bestiaire

Pour continuer le jeu qui court parmi les jardinautes, j'ai repris le bestiaire du jardin. 
Cette année a été pauvre en coccinelles, et si j'ai aperçu quelques froissements de grenouilles du côté du bassin, je n'en ai photographié aucune! Même les tritons manquaient à l'appel... 
Heureusement, j'ai eu des compensations :
Les élégants, d'abord, les papillons,

Le Vulcain, le Tabac, la Vanesse
puis les coquets, dans leur mantelet coloré,

Les Leptures à suture noire, le Clytre et le Criocère du lys
et enfin, les plus fidèles qui butinent dès février jusqu'à décembre si le soleil est de la partie, les bzzzz....

Le Syrphe ceinturé*, un Bourdon dans la prise mortelle de la Misumène, et l'Abeille
Merci à Marithé qui m'a fait remarquer mon erreur de dénomination!
Les moins courants, enfin, ceux qui ne font qu'une courte apparition, pendant quelques jours

La Grande sauterelle verte,  une Pisaure, et une Zygène (avec une drôle d'excroissance sur l'antenne...)
Je n'oublie pas les oiseaux, parfois durs à photographier en été, mais qui m'accompagnent pendant mes heures de jardinage ou de détente...  Les merles sont de toutes les saisons, la mésange huppée n'est là qu'en hiver, la forêt lui convenant mieux en été, et le Chardonneret ne fait que des passages sur les plus hauts buissons... je reconnais facilement son chant caractéristique annonciateur de beaux jours.

Le Chardonneret, la Mésange huppée et l'incontournable Merle
La liste pourrait en être bien plus longue, comme dans chacun de vos jardins j'imagine... Beaucoup plus de papillons et d'oiseaux, des naissances de libellules, des pucerons verts et noirs, des chenilles, des chrysomèles, des escargots, des limaces... parfois un écureuil, et la nuit, le vol des Pipistrelles, le passage de la Chevêche. 
Je suis toujours étonnée de la diversité de la petite faune que peut accueillir un jardin, à la frontière de la ville...
Pourtant, la reine du jardin, toujours dans mes pas, c'est ma douce Seita qui sait investir chaque recoin de son domaine en défendant jalousement les abords. D'ailleurs, ne connaît-elle pas le jardin mieux que moi ?




lundi 7 novembre 2016

Roses de novembre

Premier feu, dernières roses... Le portrait des vaillantes qui malgré les gels matinaux fleurissent encore - certaines pour la troisième fois cette année!

Golden Wings

Calizia

Sourire d'Orchidée

Lawinia

Evelyn

Abraham Darby

Pink Grootendorst

Emera

Terracotta - la première fleur  sous la neige ce matin

Ghislaine de Féligonde, 3e remontée, sous la neige aussi!
Depuis ce matin, il neige... de plus en plus. Inutile de dire que les derniers boutons encore fermés ne fleuriront pas! L'hiver est là!

lundi 31 octobre 2016

Pour le meilleur...

Dans l'air gris, si gris qu'il en paraît épais, jouir de chaque instant de lumière... Oublier les cosmos, les capucines et et les dahlias aux boutons grillés par le gel avant la floraison pour ne garder au fond de l'oeil que le miracle des feuillages colorés. 

Sous la ramure du chêne qui n'attend que le vent pour inonder le jardin,


le spectacle a été coloré pendant quelques jours. L'hamamélis Diane a cette année pris le temps de rougir lentement, illuminant le bambou


et tout le jardin  en est transformé, même si les érables japonais ont perdu leurs feuilles trop rapidement à mon goût.


Quelques fleurs tiennent à faire partie de la fête, comme cette Heuchère Little Blondie qui n'en finit pas de fleurir


ou cet Hakonochloa macra que j'admire tous les jours, sans résister à passer ma main dans ses épis.


Les brouillards déposent leur voile d'humidité et les champignons en profitent, créant de bien jolies scènes, même si je sais que ce n'est pas la santé pour les poutres qui bordent mes massifs...


Quelques fleurs encore... les asters ayant pourtant eux aussi fanés sous trop de froid! J'ai découvert sous une touffe de giroflée une branche miniature d'un aster blanc. Si petit, si joli... Je l'avais oublié, mal étiqueté. S'agit-il de Snow Flurry, ou de Weisser Zwerg - je ne saurais vous le dire, ayant planté les deux dans le même massif et l'un des deux ayant disparu. Si quelqu'un pouvait m'expliquer leur différence, je serais ravie car je n'arrive pas à la voir sur les photos du net! La fleur en est vraiment toute petite et la plante chétive aura droit à un coussin de terreau pour me faire pardonner mon oubli.


Quelques roses font de la résistance, comme cette étonnante Evelyn qui en ait à sa troisième floraison. Cinq boutons à la fois, dont tous ne fleuriront pas, je le sais.


Les Sedum sont si tendres eux aussi dans cette saison flamboyante... Je les garde en pots car les limaces les adorent, elles aussi!


Et les rares soucis qui veulent bien fleurir encore sont éclatants, la fleur parfaite de l'automne finissant!



Les gros travaux sont encore devant moi, et je profite de chaque éclaircie pour nettoyer, ramasser les feuilles, rentrer les dernières potées et prévoir une petite décoration hivernale à base de bruyères, viola cornuta et quelques heuchères...


Ne garder que le meilleur!